Retour au blog
Top 10 des Voitures Électriques de Luxe 2026
Blog

Top 10 des Voitures Électriques de Luxe 2026

Dernière mise à jour: 8/5/2026

Ce qu'il faut retenir de cet article 

  • Le top 10 des voitures électriques de luxe en Suisse en 2026 regroupe des modèles allant de 65 000 CHF (Xiaomi SU7 Ultra) à plus de 1 800 000 CHF (Rimac Nevera), avec dans tous les cas une autonomie WLTP d'au moins 500 km.

  • La Lucid Air Gran Touring s'impose comme le champion de l'autonomie avec 824 km WLTP, record mondial homologué Guinness.

  • La Porsche Taycan Turbo GT et la Rimac Nevera dominent en performance pure, avec des 0-100 km/h en dessous de 2,5 secondes.

  • Le meilleur rapport qualité-prix revient à la Xiaomi SU7 Ultra, qui affiche des performances comparables aux leaders du segment pour un prix quatre fois inférieur à celui d'une Porsche Taycan.

  • L'architecture 800 V, présente sur plusieurs modèles du classement (Porsche, Lotus, Polestar), permet de passer de 10 à 80 % de charge en 15 à 20 minutes environ.

  • En conditions hivernales alpines, l'autonomie réelle est en moyenne inférieure de 38 % aux données WLTP — un facteur décisif à prendre en compte pour les conducteurs suisses.

  • Le réseau de recharge rapide en Suisse dépasse les 17 000 bornes publiques, complété par des solutions de recharge privée adaptées aux parcs immobiliers et aux entreprises.

Quels sont les critères pris en compte pour ce top 10 ?

Pour établir notre top 10, nous avons comparé les véhicules électriques en fonction d’un ensemble de critères qui semblaient cruciaux, tant pour les conducteurs désirant une vraie autonomie électrique que pour les amateurs de performances pures. Voici lesquels : 

  • L’autonomie WLTP (Worldwide Harmonised Light Vehicles Test Procedure) : ce standard, qui fait office de cycle européen homologué, désigne la durée maximale pendant laquelle une voiture électrique sans recharge. Il est à mettre en opposition avec  autonomie réelle, qui peut baisser en hiver ou en montagne par exemple. 

  • La recharge rapide DC (Direct Current) : ce critère désigne le temps requis pour recharger la voiture électrique de luxe (de 10 à 80% de batterie) en utilisant la technologie de recharge ultrarapide à courant direct. 

  •  Performance 0-100 km/h : le temps que met le véhicule pour passer de 0 à 100 km/h. Et attention, certaines voitures figurant dans la liste sont très, TRÈS, rapides !

  • Le prix TTC généralement constaté de la voiture en Suisse.

Bien sûr, ces critères ne sont pas suffisants pour se faire un avis 100% fiable de chaque voiture. C’est pourquoi d’autres facteurs ont pu entrer en ligne de compte, comme la qualité des équipements, le confort général du véhicule ou encore l’esthétique de la carrosserie. 

Top 10 voiture de luxe électrique en Suisse 2026 : les modèles retenus

Maintenant, place aux lauréates de ce cru 2026 dans la catégorie voiture électrique de luxe. Comme vous le verrez dans le tableau ci-dessous, ce nouveau millésime a quelque chose d’exceptionnel puisque tous les modèles proposés affichent une autonomie d’au moins 500 km WLTP.

Modèle

Fabriquant

Autonomie WLTP

0-100 km/h

Prix de départ (en CHF)

Lucid Air Gran Touring

Lucid

824 km

de 2 à 4 secondes

90 000

Porsche Taycan Turbo GT

Porsche

620 km

2,3 secondes

220 000 

Rimac Nevera

Rimac

500 km

2 secondes

1 800 000

Lotus Emeya 600

Lotus

500 km

4,15 secondes

100 000

Polestar 5 Dual Motor

Polestar

670 km

3,9 secondes

110 000

BMW i7

BMW

600 km

3,7 secondes

118 000

Rolls Royce Spectre

Rolls Royce

530 km

4,5 secondes

312 281

Xiaomi SU7 Ultra

Xiaomi

550 km

5,2 secondes

65 000

Tesla Model S

Tesla

630 km

2,1 secondes

86 000

Mercedes EQS

Mercedes

650 km

3,4 secondes

97 000

Lucid Air Grand Touring : l’autonomie avant tout 

En juillet 2025, la Lucid Air Grand Touring est entrée dans la légende en s’octroyant le record du monde Guinness de la plus grande distance parcourue par un véhicule électrique de production sans recharge. Cette berline développée par une équipe californienne constituée d’anciens de Tesla (entre autres) venait de relier les villes de Saint-Moritz en Suisse, et de Munich, en Allemagne, soit 1205 km de trajet, dont une bonne partie en montagne. 

Ces performances, la Lucid Air sait aussi les appliquer au quotidien puisqu’elle bat toutes ses concurrentes en termes d’autonomie WLTP (824 km). De quoi faire de la route sans trop s’inquiéter, d’autant que la batterie (117kWh brut) de la Lucid Air est aussi compatible avec les bornes Tesla. Le véhicule est résolument conçu pour faire de la route puisque ses moteurs compacts offrent un espace intérieur non négligeable, ainsi qu’un gigantesque cockpit panoramique, et des espaces de rangement largement au-dessus de la moyenne pour une berline de cette catégorie. 

Ajoutons à cela des finitions soignées, des matériaux nobles et des accessoires à la pointe de l’élégance, et l’on obtient ce qui se fait de mieux en matière de voiture de luxe électrique. Comme le dit l’équipe britannique du site Top Gear, « la conduite est plus nerveuse et l'habitacle plus chaleureux que dans n'importe quelle Tesla que nous avons conduite ». 

Voilà qui tombe bien : le PDG de Lucid Motors, Peter Rawlinson, est un ancien de chez Tesla. D’après des propos rapportés par nos confrères français, le Britannique estimait que sa firme avait déjà “plusieurs années d’avance” sur la concurrence, y compris sur Tesla. Ça promet. Un regret cependant : pour l’heure, la Lucid Air, un modèle encore très jeune, est aujourd’hui difficile à obtenir en Suisse. 

La Lucid Air en résumé 

Les + 

  • Son autonomie imbattable

  • Son design raffiné

  • Son habitabilité et son espace de rangement

Les -

  • Marque encore jeune

  • Réseau de concessionnaires encore limité

Porsche Taycan Turbo GT : quand l’électrique rencontre la performance

Avec sa Taycan Turbo GT, Porsche prouve aux quelques sceptiques encore présents que l’électrique peut être ô combien synonyme de puissance. Début 2024, les 700 chevaux de la Taycan se sont présentés sur le Nürburgring Nordschleife avec son pack Weissach (le siège arrière est remplacé par un porte-casques en fibre de carbone, couplé d’un aileron fixe de la même matière). Résultat : un tour complété en 7m07.55, manquant de quelques centièmes de secondes le record détenu par la Rimac Nevera. 

Il faut dire qu’on a affaire à un monstre de puissance, capable de faire les 0-100 km/h en à peine plus de 2 secondes quand son mode Overboost est activé. Des performances dues à l’utilisation de la fibre de carbone sur une grande partie du véhicule, à l’aérodynamisme du châssis (inspiré des modèles classiques) et à son écran incurvé, permettant de maintenir la vitesse confortablement sur route. 

Au-delà de la performance pure, la Taycan Turbo GT a des arguments à apporter sur la table en matière d’efficacité énergétique, surtout depuis l’arrivée de ses dernières évolutions en 2026. Sa batterie Performance Plus 105 kWh et son architecture 800 V permettent une recharge rapide de 10 à 80% en 18 minutes, ainsi qu’une autonomie maximale de 620 km. 

Gros bémol cependant : en conditions réelles, l’autonomie de la batterie peut drastiquement chuter, surtout si l’on profite pleinement de la puissance du véhicule ou si l’on conduit majoritairement en montagne. Ainsi, en autoroute, on avoisinerait plutôt les 400 km, d’après le test effectué par Porsche.com, surtout en raison du poids très élevé du véhicule (2365 kg). Quoi qu’il en soit, l’espace de rangement restreint, encore réduit par le pack Weissach, empêche de faire de longues distances. 

La Porsche Taycan Turbo GT en résumé 

Les + 

  • Sa puissance impressionnante

  • Son design reconnaissable entre tous

  • Sa batterie et son architecture 800 V 

Les -

  • Son manque d’autonomie à haute vitesse

  • Son manque d’espace intérieur

  • Sa lourdeur

Rimac Nevera : un nouveau champion entre en course

“Seules 30 secondes au volant de la Rimac Nevera [...] suffisent à sentir qu’elle est exceptionnelle. On sent qu’elle est différente de toutes les autres voitures ultra-rapides que l’on a pu conduire, qu’elles soient à moteur thermique ou électrique”. C’est par ces mots que le journaliste Steve Sutcliffe débute son compte-rendu de la Nevera, développée par l’équipe croate de Rimac. L’émotion est là, les sensations aussi. 

Rappelons que la Rimac Nevera détient le record du tour sur le Nürburgring Nordschleife, devant la Taycan Turbo GT, ce qui la place directement au panthéon de la voiture électrique de luxe. Conçue par un jeune homme de 23 ans, elle doit cette performance exceptionnelle à son design intuitif et à son moteur surpuissant de 1914 ch, qui la fait passer de 0 à 100 km/h en 2 secondes, pour une vitesse de pointe de 412 km/h.

Estimée à presque 2 millions d’euros, la Nevera fait surtout l’unanimité auprès des spécialistes pour sa facilité de conduite et son adhérence à la route, en dépit de sa surpuissance. Cette stabilité, on la doit en partie à la batterie 120 kWh disposée en travers du plancher, ce qui lui confère une répartition quasi parfaite de ses 2150 kg, ni trop en avant, ni trop en arrière. 

“La Nevera ressemble à l’engin abouti d’une firme qui peaufine ses produits depuis des décennies, et pas seulement depuis quelques années”, a écrit le journaliste Steve Sutcliffe. S’il fallait chipoter cependant, on pourrait souligner que l’autonomie WLTP, qui dépasse à peine les 500 km sur autoroute. Comme on l’a vu avec la Porsche Taycan Turbo GT, la puissance se fait souvent au détriment de la longévité. Après tout, la Nevera ne dispose “que” d’un pack batterie de 120 kWh. Alors certes, il fallait s’en douter pour un véhicule aussi puissant, mais quitte à débourser 1,8 millions de francs suisses, autant pouvoir passer de Genève à Zürich sans passer par la case recharge.  

La Rimac Nevera en résumé 

Les + 

  • Ses records de vitesse

  • Sa conception astucieuse et unique

  • Sa tenue de route

Les -

  • Son manque d’autonomie à haute vitesse

  • Sa lourdeur

Lotus Emeya 600 : 15 minutes et c’est reparti

Désormais propriété du groupe chinois Geely, Lotus a lancé l’année dernière son deuxième EV de haut standing après l’Eletre : la Emeya. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ce nouveau modèle n’est pas venu là pour jouer les figurants, surtout si l’on considère qu’il se décline en version 612 ch., sous le nom d’Emeya 600.

On ne va pas passer par quatre chemins : le point fort de la Emeya 600, c’est clairement sa vitesse de recharge. Équipée d’une architecture 800 V et d’une puissance de recharge de 400 kW, la dernière de chez Lotus affiche les performances les plus impressionnantes à ce niveau dans le segment premium EV. Jugez plutôt : sur courant continu (DC), la batterie peut passer de 10 à 80% en un peu plus de 15 minutes.

Pour ce qui est de l’autonomie WLTP, on est loin du niveau de la Lucid Air, mais on dépasse quand même les 500 km dans des conditions hybrides, en comptant les pertes à la recharge et perte d'autonomie en montagne. Le mode éco-conduite vient complémenter ces performances, et amener l’autonomie de la Lotus Emeya 600 à plus de 560 km.

Alors certes, les performances d’accélération sont assez éloignées des mastodontes de la voiture de luxe électrique (la Lotus Emeya 600 passe de 0 à 80 km/h en 4,3 secondes). Et certes, le poids du véhicule (2550 kg) impacte fortement ses performances sur route. Et peut-être même que la Emeya manque un peu de l’élégance et du raffinement qui ont fait la renommée de Lotus. Mais rappelons qu’il s’agit de l’une des voitures les moins chères de cette sélection, et que s’offrir une premium hyper GT pour à peine 100 000 CHF, c’est quand même une idée plaisante. 

La Lotus Emeya 600 en résumé 

Les + 

  • Sa vitesse de recharge supersonique

  • Son rapport qualité-prix

  • Sa tenue de route

Les -

  • Son manque d’autonomie à haute vitesse

  • Sa lourdeur

Polestar 5 Dual Motor : du Grand Tourisme qui ne néglige pas les chronos

A en croire les Suédois de chez Polestar, qui ont pensé, designé et fabriqué la 5 Dual Motor, leur nouveau bébé s’affiche comme une “GT de performance pure”. Une oxymore qu’on comprend immédiatement en regardant les chiffres avec vec 748 ch et un 0 à 100 km/h en 3,9 secondes, elle joue dans la cour des supercars tout en restant une vraie GT à cinq places au quotidien. 

L’argument le plus solide de la Polestar 5 est son autonomie mixte WLTP de 670 km, reposant sur la possibilité de désactiver le moteur arrière pour ne faire travailler que celui de l'avant. À cela s’ajoute, l'architecture 800 V qui permet de passer de 10 à 80 % de recharge sur la batterie lithium-ion NMC en un peu plus de 20 minutes à 350 kW. 

Niveau design et intérieur, Polestar se présente comme un héritier direct de son concitoyen Volvo, qui mise sur le confort et l’ergonomie avant tout, alors même que le véhicule affiche 884 ch. au moteur. Ainsi, au-delà d’un intérieur cuir et chêne de haut standing, la Polestar 5 propose sièges chauffants et massants, un habitacle spacieux, une tenue de route à toute épreuve et une réduction du bruit ambiant. Par ailleurs, Polestar s'affiche comme le candidat vertueux de ce top 10 puisqu’une bonne partie de ses matériaux sont censés provenir du recyclage et son cuir confectionné en respectant le bien-être animal.

On regrettera quand même que la Polestar 5 n’offre qu’un volume de coffre de 365 litres. Quant aux amateurs de performances sportives, ils devront aller faire un tour vers la concurrence puisque la Polestar 5 est bridée à 205 km/h. Mais on l’a vu plus haut : Polestar 5 c’est le confort avant tout. 

La Polestar 5 Dual Motor en résumé 

Les + 

  • Son confort à toute épreuve

  • Son élégance incomparable, avec des matériaux nobles

  • Sa tenue de route

Les -

  • Ses performances limitées

  • Son volume de coffre limité

BMW i7 : du Grand Tourisme qui ne néglige pas les chronos

Une BMW électrique, mais une BMW quand même. À voir la BMW i7, ses lignes épurées, la beauté de son châssis, la perfection de ses angles, on ne s’y trompe pas : le géant allemand a encore une fois offert un petit bijou au monde. Voilà d’ailleurs ce qu’a écrit le journaliste Greg Potts au début de son article test : “Toutes nos excuses. On avait oublié que les photos de la BMW i7 devraient être accompagnées d'un avertissement”.

En clair, on a affaire ici à une véritable limousine, classe sans être tape-à-l’oeil, du genre à être utilisée pour les cortèges présidentiels. Son intérieur est vaste, silencieux, équipé de matériaux nobles et de tout un ensemble de technologies, lumières et écrans plats. Une véritable tour de contrôle. 

Au départ on peut être un peu impressionné par tant de technologie, puisque tous les contrôles ont été digitalisés, mais on s’y fait. Toujours est-il que des problèmes logiciels et autres bugs sont encore fréquemment rapportés.

Niveau performance pure, la i7 a aussi son mot à dire. Question recharge, BMW i7 est équipée d’une batterie 101,7kWh et de la technologie rapide DC de 195 kW, permettant de passer de 10 à 80% en 31 minutes. C’est moins rapide que la concurrence, mais c’est encore très honnête. 

Et quid de la route ? C’est là qu’intervient le système de régénération automatique adaptative de BMW, qui utilise le GPS et les conditions de circulation pour évaluer la quantité d'énergie que vous pouvez récupérer chaque fois que vous relâchez l'accélérateur. 

La BMW i7 en résumé 

Les + 

  • Son confort à toute épreuve

  • Son élégance incomparable, avec des matériaux nobles

  • Sa tenue de route

Les -

  • Sa recharge moins rapide que la concurrence

  • Des problèmes logiciels encore récurrents

Rolls Royce Spectre : quand l’ancien rencontre le neuf

Voir pour la première fois une Rolls-Royce Spectre, déclinaison EV de la La Rose Noire Droptail, c’est comme voyager en quelques secondes vers un univers steampunk, ou vers ces vieux films de mafia des années 30. Commercialisée en 2023 (ce qui équivaut à plusieurs décennies dans l’univers de la voiture électrique de luxe), la Rolls Royce Spectre englobe son conducteur dans un univers de boiseries nobles et de fauteuils haute bourgeoisie tout en prenant de plain pied le tournant du tout électrique.

Massive, la Rolls-Royce Spectre l’est aussi en matière de performance sur route, en dépit de l’énormité de sa carcasse de presque 3 tonnes. Reposant sur une plateforme en aluminium accueillant une batterie de 102 kWh, la Spectre est propulsée par deux moteurs. Le moteur arrière développe 255 ch, tandis que le moteur avant ajoute 480 ch, pour un total annoncé de 735 ch. Résultat : de 0 à 100 en 4,4 secondes. Loin, très loin du meilleur temps des premium EV, mais pour un véhicule de ce gabarit, c’est tout de même impressionnant. 

Pour ce qui est de l’efficacité énergétique, la Spectre affiche des chiffres honnêtes sans plus, avec une autonomie WLTP de 530 km et une charge de la batterie lithium-ion de 10 à 80% en 34 minutes à condition d’utiliser un chargeur 195 kW. Avec des performances aussi réduites, il est conseillé d’avoir une solution de recharge efficace dès votre point de départ, comme celle proposée par AMP IT, de plus en plus présente dans les parcs immobiliers et les locaux d’entreprises suisses.

Dans l’ensemble, des performances réconfortantes, tout comme l’expérience globale de conduite au volant de la Rolls Royce Spectre, à l’image de l’insonorisation qui fait des merveilles dès qu’on ferme les portes. 

Quant au prix de la Rolls Royce Spectre (plus de 400 000 CHF), il est quatre fois supérieur à celui d’une Porsche Taycan Turbo GT. Justifié ? À vous d’en décider.

La Rolls-Royce Spectre en résumé 

Les + 

  • L’expérience Rolls-Royce inégalable, indescriptible

  • Son design sans pareil

  • Son confort

Les -

  • Sa recharge moins rapide que la concurrence

  • Son prix peut-être pas en accord avec ses performances

Xiaomi SU7 Ultra : le prix est bas, la vitesse non

Pensée, conçue et fabriquée en Chine par une compagnie vendant normalement des smartphones, la Xiaomi SU7 Ultra est un paradoxe sur roues. En octobre 2024, elle est devenue la berline électrique de série la plus rapide au monde en battant le record par tour dans sa catégorie sur le circuit du Nürburgring, devançant notamment la Tesla Model S et la Porsche Taycan Turbo GT. Et ce alors même que son constructeur arrive tout juste dans la cour des voitures de luxe électriques et que son prix de commercialisation n’excède pas les 62 000 CHF, soit quatre fois moins que la Porsche susnommée. 

D’accord, mais qu’en est-il des performances énergétiques ? Avec un taux de charge de 5,2C, on peut passer de 10 % à 80 % en 11 minutes, et la batterie CATL Qilin permet de maintenir 800 kW à 20% de charge. Là encore la SU7 Ultra n’a rien à envier aux championnes du segment premium EV. En termes d’autonomie WLTP, on avoisine les 630 km, ce qui place la berline chinoise dans le haut du panier dans sa catégorie. 

Au niveau de la conception pure, on n’est pas en reste non plus, puisque la Xiaomi SU7 contient de la fibre de carbone sur une multitude de points essentiels (tableau de bord, sièges, etc.) ce qui permet d’alléger son poids tout en donnant à l’ensemble un aspect résolument sportif. Un petit bémol : les sièges semblent un peu trop près du sol, ce qui fait que les genoux sont placés un peu trop hauts.  

Quoi qu’il en soit, la Xiaomi SU7 Ultra propose de loin le meilleur rapport qualité-prix. Performances, autonomie, design, plaisir de conduite, difficile de faire mieux à un tarif aussi bas. 

La Xiaomi SU7 Ultra en résumé 

Les + 

  • Un intérieur de grand standing

  • Une excellente autonomie

  • Son prix

Les -

  • Son siège placé trop bas

  • Véhicule difficile à obtenir en Europe

Tesla Model S : treize ans plus tard, les performances toujours au rendez-vous

On ne présente plus la Tesla Model S qui, du temps de sa commercialisation il y a plus de dix ans, avait révolutionné le monde la voiture électrique de luxe, voire le monde de l’automobile tout court. Car à l’époque c’était tout un système qui était proposé en plus de la sortie des premiers modèles de Tesla : un vaste maillage de bornes Supercharger estampillées du T de la marque américaine, aujourd’hui devenus monnaie courante.

Plus d’une décennie plus tard, émaillée des nombreux scandales de son fantasque patron, la Tesla Model S version remaniée et sa sœur la Model Y s’affichent encore au premier semestre 2025 comme le modèle le plus vendu en Suisse, avec 2246 immatriculations. Il faut dire que les arguments sont toujours là : conduire une Model S c’est toujours une expérience unique, avec une véhicule à la fois rapide, réactif et remarquablement confortable. 

Il existe deux versions de la Tesla Model S : la version standard et la version Plaid, encore plus performante. Toutes deux sont équipées de la même batterie de 100 kWh, qui offre une autonomie pouvant atteindre 650 km pour la première et 550 km pour la seconde. En conditions réelles, et en prenant en compte les montagnes suisses, on se rapproche des 400 km, ce qui est déjà remarquable. Néanmoins, si vous souhaitez utiliser la dernière version de Supercharger avec le Model S, vous aurez besoin d’un adaptateur.

Un dernier mot sur les performances. La Tesla Model S standard, équipée de ses deux moteurs avant et arrière, est déjà impressionnante avec un temps de 0 à 100 km/h de 3,1 secondes, mais le modèle Plaid nous mène vers une autre dimension. Avec un total de trois moteurs, il développe une puissance stupéfiante de 1 006 ch,qui, couplée au mode Ludicrous, peut vous faire de 0 à 100 km/h en 1,99 seconde. Espérons que vous avez le coeur bien accroché.

La Tesla Model S en résumé 

Les + 

  • L’expérience de conduite Tesla

  • Son accélération

  • Sa finition

Les -

  • Le véhicule a plus de dix ans et ça commence à se sentir

  • L’image dégradée de Tesla depuis quelques années

Mercedes-Benz EQS : la première bespoke de la marque

Comme le dit si bien l’équipe de Top Gear au sujet de ce premier modèle électrique Mercedes à conception bespoke (spécifiquement conçu pour l’électrique), “si le raffinement à l'état pur compte pour vous dans une voiture de luxe, voici la nouvelle référence”. Et malgré les réticences préalables de la marque au chevron, on peut dire qu’elle n’a pas fait les choses à moitié avec ce dernier modèle, conçu pour pousser au maximum les dernières innovations électriques. 

Pour peu que vous optiez pour la propulsion arrière et la transmission intégrale, vous pourrez profiter d’une autonomie annoncée pouvant atteindre les 778 km (mais plutôt 100 km de moins en conditions réelles). Pour ce qui est de la charge, l'EQS peut supporter des charges allant jusqu’à 200 kW, ce qui est moins que les modèles les plus performants du genre (dont la Porsche Taycan Turbo GT). Toujours est-il que l’EQS peut passer de 10 à 80 % de charge en seulement une demi-heure avec un chargeur rapide de 350 kW.

Niveau puissance, on n’est pas dans ce qui se fait de meilleur, mais ce n’est pas non plus le but recherché. Quoi qu’il en soit les 544 chevaux de l’EQS sauront vous propulser bien comme il faut, avec une accélération de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes. 

Puis vient l’expérience une fois en intérieur, entouré de cuir, de bois brut raffiné, et de trois écrans numériques derrière une seule vitre panoramique, façon concept car. Un minimalisme qui n’est pas sans rappeler le parti pris de Tesla. Et c’est peut-pêtre le point le plus déstabilisant, car on reconnaît tout l’univers Mercedez-Benz et la classe à l’ancienne, mais dans un écrin technologique résolument orienté vers le futur, voire la science-fiction. 

La Mercedes-Benz EQS en résumé 

Les + 

  • Le premier EV bespoke de Mercedes

  • La finition et la qualité des matériaux nobles

  • Son autonomie WLPT

Les -

  • Des performances sportives assez limitées

  • Beaucoup d’équipements ne sont pas de série

Autonomie WLTP vs autonomie réelle en hiver alpin : ce que cachent les chiffres

On en a parlé plus haut, mais on ne le soulignera jamais assez : pour juger de l’autonomie réelle d’un véhicule, il est important de considérer ses performances dans les conditions les plus difficiles, surtout quand on habite en Suisse. Froid extrême, routes enneigées, dénivelés, batterie mise à mal pour maintenir la chaleur du véhicule : autant de facteurs contribuant à la baisse d’autonomie d’un EV.

Chaque année le club automobile norvégien NAF effectue un grand test pratique consistant à faire rouler des véhicules électriques sans recharge jusqu’à ce que la voiture ne puisse plus avancer. La dernière édition du test, qui s’est déroulée cet hiver dans des conditions particulièrement difficiles (jusqu’à -32°C), a donné des résultats sans appel : en moyenne, l’écart entre les conditions réelles et les données WLTP était de -38%. C’est-à-dire qu’une voiture censée tenir 500 km ne pourra en réalité en parcourir que 350. 

Ces données sont importantes puisqu’une voiture déchargée est synonyme de coupure de chauffage. Voilà qui peut rapidement devenir dangereux quand on est bloqué en pleine montagne.

Recharge en Suisse : quelles solutions ?

Pour effectuer une recharge rapide, ce ne sont pas les solutions qui manquent en Suisse. Comme on l’a vu plus haut, le TSC annonçait déjà plus de 17 000 bornes installées à travers le pays, dont presque 3000 bornes DC (recharge rapide), un chiffre en constante hausse. A cela s’ajoutent les solutions de recharge proposées dans les parcs immobiliers privés et les parkings d’entreprises. 

Ajoutons que l’architecture 800 V est en train de gagner du terrain, non seulement en Suisse, mais aussi à travers le monde. Elle permettra à plus ou moins court terme de recharger presque intégralement un véhicule qui en est équipé de récupérer une recharge presque entière en 15 minutes environ. 

Voici un petit récapitulatif des solutions de recharge à disposition :

Solution 

Nombre de stations en Suisse

Prix

Recharge rapide proposée ?

iONITY

144 points de recharge et 19 stations (voir la carte)

De 0,25 à 0,50 CHF/kWh en fonction de l’abonnementi

Oui

Swisscharge

Bornes réparties sur 1160 zones de recharge (voir la carte)

De 0,15 à 20 CHF hors taxe par kWh en condition de l’abonnement pris sur l’appli

Oui

evpass

369 zones de charge (voir la carte)

De 0,44 (sans abonnement) à 0,59 CHF (avec abonnement) pour recharge 22 kW et 0,80 CHF/kWh pour une recharge DC

Oui

AMP IT

15 000 points de recharge privés (dans les parcs immobiliers ou entreprises)

55 CHF/mois pour une location, 20 CHF/mois pour un achat de borne (coût d‘achat : 2190 CHF)

Oui

Quel est le coût total de possession d’un véhicule électrique ?

Avant d’acheter une voiture électrique, et à plus forte raison une voiture électrique de luxe, il y a un concept à comprendre : le TCO (Total Cost of Ownership), ou coût total de possession, qui permet d’évaluer la rentabilité d’une voiture tout au long de sa durée d’utilisation, en comptant par exemple le coût énergétique, l’entretien et les subventions. Voici quelques avantages non négligeables d’un véhicule électrique par rapport à un véhicule thermique : 

  • Le coût énergétique d’un véhicule électrique est bien moins élevé que celui d’un véhicule thermique. On estime en moyenne qu’on dépense environ 470 CHF par an pour recharger une voiture électrique (sur une distance cumulée de 15000 km), contre 1520 CHF pour une voiture thermique. Les véhicules électriques ont moins de pièces mécaniques à entretenir ou remplacer, en raison de l’absence d’un moteur à essence.

  • Des subventions et aides financières sont disponibles pour les acheteurs de voitures électriques, le plus souvent sous la forme d’avantages fiscaux. Afin de savoir quelles aides financières sont proposées dans votre canton, consultez la liste ici. 

  • Une voiture électrique subit moins les assauts du temps qu’un véhicule thermique. Ainsi, il gardera une meilleure valeur de revente à moyen terme.

REMARQUE : en novembre 2023, la Confédération suisse a supprimé l’exonération fiscale accordée aux véhicules automobiles électriques. L’impôt automobile fédéral de 4% est appliqué à tous les véhicules depuis le 1er janvier 2024.

FAQ : questions fréquentes sur les voitures électriques de luxe en Suisse

Quels modèles de voiture électrique de luxe sont disponibles en Suisse ?

Citons par exemple la Porsche Taycan (dont la Turbo S avec jusqu'à 680 km d'autonomie), la BMW iX, la Mercedes EQS et EQS SUV, l’Audi e-tron GT, les Lotus Eletre et Emeya, la Lucid Air, ainsi que des hypercars comme la Rimac Nevera. Le BMW iX3 50 xDrive a d'ailleurs remporté le titre de «Voiture suisse de l'année 2026».

Y a-t-il des avantages fiscaux à posséder une voiture de luxe électrique en Suisse ?

La fiscalité des véhicules électriques s'aligne progressivement sur celle des modèles thermiques, ce qui érode l'avantage compétitif. Certains cantons — comme Genève, Fribourg ou Lucerne — offrent encore des allégements sur l'immatriculation ou des subventions ponctuelles, pouvant couvrir jusqu'à 50–60 % des taxes pour les véhicules les plus efficients. Mais ces aides restent temporaires et souvent dégressives.

Comment fonctionne la recharge en Suisse ?

Des opérateurs comme Ionity ou AMAG proposent des solutions complètes : wallboxes à domicile, combinaisons avec installations photovoltaïques… Une entreprise comme AMP IT propose des solutions de recharge complètes en Suisse à destination des entreprises et des parcs immobiliers. Pour les longs trajets alpins, les Superchargers Tesla et le réseau Ionity couvrent les principaux axes autoroutiers.

Quelle est la part de marché des électriques en Suisse ?

En Suisse, la part des véhicules électriques était de 20 % en 2025. Malgré un léger recul du marché automobile en 2025, la part des voitures 100 % électriques en Suisse s'est stabilisée au-dessus de 20 %. En incluant les hybrides rechargeables, presque une voiture neuve sur trois vendue dans le pays dispose désormais d’un système de recharge.

Nous utilisons des cookies analytiques pour améliorer votre expérience. Aucune donnée personnelle n'est vendue. En savoir plus